Poca's Blog

Poca's Blog : développement durable, environnement, écologie, énergies renouvelables, économie sociale

lundi 21 avril 2008

Pourquoi l'écologie n'est pas l'ennemie de l'économie


oiseau La nature, combien ça coûte ?

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Résumé du livre

 135 milliards de dollars, c'est au minimum ce qu'a coûté le cyclone Katrina. Si cette catastrophe naturelle ne pouvait être évitée, un investissement de 30 milliards de dollars en travaux d'entretien des digues aurait permis de substantielles économies ! Cet exemple montre combien l'économie est indissociable de la nature. L'ouvrage de Frédéric Denhez présente les méthodes imaginées par des économistes pour continuer le développement économique tout en limitant la ponction sur les ressources naturelles. Il décrypte les méthodes déjà mises en oeuvre par les assureurs, les responsables politiques, les ONG et les scientifiques. Il en ressort qu'aucune ne peut se passer de l'État ni de réglementations fiscales et internationales efficaces, et que certaines portent en elles des menaces pour la démocratie et le développement des pays pauvres. Des solutions existent. Elles demandent de rompre avec les dogmes économiques pour être développées.

Ne rien faire coûtera beaucoup plus cher que de s’adapter.

« Le temps du monde fini commence. »

Paul Valéry

 

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jeudi 27 décembre 2007

Ecolocash, une écologie de circonstance

ecolocash

Le livre Ecolocash raconte les aventures d'Emilie au pays du développement durable en entreprise.
(Voir le blog de l'auteur Alice Audouin : Alice in Warmingland)

« Le développement durable, c'est l'avenir. Et l'avenir, c'est un marché ». Emilie, jeune consultante en stratégie, décide donc de se lancer dans la création d’un service de développement durable au sein de son entreprise.
Ce récit raconte comment l’héroïne va se faire aider par une
lointaine cousine, membre active d'une ONG environnementale, pour changer son train de vie, mais aussi comment elle va devoir faire face à certaines entreprises dont l'unique but est de récupérer l'écologie pour faire du greenwashing (Voir l'article La publicité peut nuire gravement à l’environnement).

On découvre au fil de l'intrigue bien menée qu'Emilie va se retrouver manipulée de toutes parts, jusqu'à l'écolocrash final… Mais je vous laisse le soin de le découvrir vous mêmes. Ce livre s'adresse de façon simple et pédagogique à tous les publics et vulgarise les enjeux du développement durable dans notre société moderne, que l'on soit chef d'entreprise ou particulier. Je vous le conseille vivement ! Les droits viennent même d'être vendus pour une adaptation au cinéma.
Je lance les paris : qui interprètera Emilie ? Personnellement, je verrais bien Audrey Tautou dans le rôle. A suivre


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dimanche 2 décembre 2007

Paysages manufacturés

Le photographe français Yann Arthus-Bertrand a survolé le monde pour illustrer la Terre vue du ciel avec des photographies de toute beauté pour sensibiliser le public aux grands enjeux environnementaux de notre siècle et promouvoir l’idée d’un développement durable.
Voir ses sites YANN ARTHUS-BERTRAND.ORG et Le Développement Durable, pourquoi ?

9782732432977

Dans un tout autre registre, lors d'un voyage en Chine, le photographe canadien Edward Burtynsky a cherché à montrer les effets néfastes de la pollution et de l'industrialisation sur les paysages naturels… Découvrez ses photos sur son site http://www.edwardburtynsky.com/, dans la rubrique WORKS.

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Et un film documentaire Paysages manufacturés est également sorti dans les salles le 28 novembre .

3 Bandes annonces du film sont disponibles sur Allocine.com, cliquez sur ce lien

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Pour rester en Chine, je vous invite à aller voir les photos du livre Voyage au pays du Réel de Thierry Girard qui vient de paraître.

9782862344072

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vendredi 30 novembre 2007

The Global Warning

Le photographe britannique Sebastian Copeland a voulu "donner un visage au changement climatique" en montrant l'Antarctique.
Une exposition à Paris, jusqu'au 11 décembre à l'hôtel Westin, et son livre "Antarctica" sont sa façon d'illustrer les statistiques et les données souvent arides sur le climat.

Voir son site Antarctica : The Global Warning.

antarctica


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jeudi 13 septembre 2007

Effondrement

effondrement

Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie
Autrement dit : « Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? »

L'écrivain de cet essai, l'américain Jared Diamond, est biologiste évolutionniste, physiologiste, biogéographe et actuellement directeur de la branche américaine de WWF (l'organisation mondiale de protection de l'environnement).

Il formule la r
éponse à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps – depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l'ère Tokugawa).

De cette étude comparée
, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de 5, entrent toujours potentiellement en jeu :
1. des dommages environnementaux ;
2. un changement climatique ;
3. des voisins hostiles ;
4. des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ;
5. les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes.

Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement. Une dernière partie recense, pour le lecteur citoyen et consommateur, à partir d'exemples de mobilisations réussies, les voies par lesquelles il peut d'ores et déjà peser afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.

Cet essai extrêmement bien documenté, très riche et complet (648 pages, Editions Gallimard, Collection Nrf Essais) mérite que l'on y consacre du temps. On apprend une foule de choses qui permettent de mieux comprendre les enjeux de nos sociétés contemporaines.
Du fait de la mondialisation accrue au cours de ce dernier demi-siècle, nos sociétés sont devenues interconnectées et interdépendantes. L’effondrement de l’une aurait immanquablement des conséquences directes sur le reste du monde...

L’île de Pâques fut autrefois isolée du reste du monde et le peuple pascuan ne pouvait pas avoir connaissance des impacts désastreux de la déforestation au même moment, de l’autre coté de la planète, sur les vikings du Groenland ou il y a des siècles sur l’empire Maya (érosion, appauvrissement nutritif des sols, et donc impossibilité de cultiver durablement). Et ils n'ont pu ni émigrer ni partir coloniser d'autres terres pour échapper à l’épuisement de leurs propres ressources naturelles. Aujourd’hui, grâce aux scientifiques qui nous enseignent et nous alertent, grâce aux medias, à l’Internet, etc. nous sommes informés en permanence et en temps réel des conséquences de nos actions et avec le recul nécessaire des erreurs passées. Nous avons donc à la fois cet atout majeur par rapport aux sociétés du passé mais dans un contexte risqué et dangereux d'hyper-mondialisation... Saurons-nous relever ce défi ? C'est dans cette optique que Jared Diamond a écrit ce livre pour accumuler ces connaissances afin de tirer un bénéfice concret de ce savoir.

Il ne s'agit plus de se contenter de "délocaliser" le problème comme auparavant (colonisation, importation de bois du Tiers-Monde pour ne pas déforester chez soi, transfert de ses pollutions chimiques et déchets électroniques et électriques en Chine ou en Afrique, délocalisation d'usines, etc.). Car ces "solutions" court-terme et profitables pour une minorité seulement compromettront la capacité des générations futures de répondre à leurs besoins...

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vendredi 7 septembre 2007

Le tabac tue un fumeur sur deux

L'industrie du tabac compte sur vous pour les remplacer.
Bienvenue chez TOXIC CORP, rejoignez nous et devenez FUMEURS DE REMPLACEMENT.

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Vous avez du remarquer ce film télé pour le moins insolite dernièrement...
(si vous ne le connaissez pas encore, découvrez-le sur Daily Motion - cliquez sur la copie d'
écran ci-dessus)

La première fois, vous aussi vous vous êtes sûrement demandé ou avez regardé votre voisin: Bizarre ?!... Mais qu'est-ce donc ?... Une nouvelle marque de cigarettes ? De qui se moque-t-on ! Humour ? 2e degré ou bien ?...

Allez donc visiter le site de TOXIC CORP. Il s'agit en fait d'une campagne INPES et de l'Alliance contre le Tabac. http://www.tabac-info-service.fr
J'ai cr
éé le pseudo: pocasblog et mot de passe: toxiccorp si ça vous intéresse de surfer chez TOXIC CORP.
On y trouve une foule d'infos sur le Tabac en se baladant dans diff
érents lieux : dans le bureau du PDG, au marketing, dans le labo, l'usine, etc. On peut aussi regarder quelques extraits du film "coup de poing" Tabac, la conspiration et autres vidéos.

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On apprend, entre autres, selon des dires véridiques de PDG ou extraits de données confidentielles de multinationales du tabac, que :
« Les jeunes fumeurs adultes sont la seule source de remplacement des fumeurs décédés. »
« Si notre compagnie veut vivre et prospérer, nous devons prendre une part des marchés des jeunes pour assurer la croissance
à long terme de Camel Filtre, la marque doit accroitre sa part du marché des 14-24 ans qui ont de nouvelles valeurs plus libérales et qui représente l'avenir du business cigarettier. »

Ou encore que « Le cinéma est très efficace pour atteindre le segment des jeunes. » et donc un bon moyen de contourner la Loi Evin qui interdit toute forme de publicité sur la tabac en France. Ainsi Sylvester Stallone a accepté d’être payé (500.000 dollars) par Brown et Williamson pour fumer dans des films comme Rambo et Rocky IV.

Bref, on ne vous le répétera jamais assez.. fumer_tue 

 

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mercredi 8 août 2007

Consommer moins, répartir mieux

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Hérvé Kempf est un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un secteur d’information à part entière, et a déniché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM (La guerre secrète des OGM, paru en 2007 aux éditions Points).
Après avoir fond
é Reporterre, il a travaillé à Courrier International, à La Recherche, et maintenant au Monde.

Dans cet essai, Hérvé Kempf démontre comment la classe dirigeante entraîne la planète dans une crise sociale et écologique sans précédent. (les grands patrons des lobbies de l'industrie, de la politique, etc.)
La logique voudrait « Consommer moins, répartir mieux. » pour préserver durablement l'avenir des générations futures, pourtant ces patrons voyous continuent d'agir aveuglément et au mépris de la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes et de l'environnement.

Le journaliste n'apporte pas de solutions concrètes mais éclaire le lecteur sur les méfaits de « la secte mondiale des goinfres goulus » qui entraine l’espèce humaine dans une course effrénée à la consommation que la biosphère ne pourra plus supporter à hauteur de 9 milliards d'habitants en 2050 !
Imaginez ce qu'il resterait de la planète et de l'esp
èce humaine si les Chinois, les Africains et les Indiens avaient la même empreinte écologique qu'un Américain... il faudrait au moins 7 planètes pour subvenir à tous ces besoins !

James Lovelock, docteur catastrophe - Article publié le 11 Février 2006 Par Hervé Kempf - Source : LE MONDE
Extrait : La civilisation va disparaître en raison du réchauffement climatique. C'est un scientifique de très haut niveau qui le dit. Dans son dernier livre, « La Revanche de Gaia », il pourfend les illusions du développement durable. Vraiment, des milliards de gens vont mourir du fait du changement climatique ? » « Oui. Avec le réchauffement, la plus grande partie de la surface du globe va se transformer en désert. Les survivants se grouperont autour de l'Arctique. Mais la place manquera pour tout le monde, alors il y aura des guerres, des populaces déchaînées, des seigneurs de la guerre. Ce n'est pas la Terre qui est menacée, mais la civilisation.
 
L'urgence selon
Hérvé Kempf ? Pour réduire la pauvreté, abaisser les riches. Il faut juste diviser leur fortune par cent ou par mille, et instaurer un indispensable RMA (revenu maximal admissible) et répartir mieux (services collectifs, couverture maladie, etc.). En 2005, le nombre des hyper-riches s'élevait à 793 milliardaires et ces 793 individus possèdaient ensemble 2600 milliards de dollars. Une somme qui équivaut à la totalité de la dette extérieure de tous les pays en développement !

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lundi 6 août 2007

Le parfum d'Adam

Le_parfum_d_Adam

Le parfum d'Adam est un thriller captivant sur l'écoterrorisme. 
Au niveau mondial, l'
écologie profonde (ou radicale, deep ecology) constitue selon le FBI la deuxième source de terrorisme après l'extrémisme religieux. L'écologie profonde considère l'Homme comme faisant partie de l'écosphère au même rang que les végétaux et les autres espèces animales. Ce courant écologiste propose le développement de l'environnement avant le développement de l'humain.
Sauf qu'à l'option pacifique, certaines
organisations écologiques extrémistes préfèrent changer les mentalités et combattre l'anthropocentrisme par des actes écoterroristes. (incendies dans de nouveaux projets immobiliers afin de militer contre l'étalement urbain, attaques contre des laboratoires de recherche sur les animaux, libérations d'animaux dans des fermes, etc.)

Développé dans un premier temps au Royaume-Uni dans les années 1970, puis aux États unis dans les années 1980, on voit ce type d'actions violentes se répandre dans le reste des nations Occidentales et en Russie depuis le début des années 2000.
En 2004, le FBI estimait que l'Animal Liberation Front (ALF) et l'Earth Liberation Front (ELF), les deux principales organisations
écologiques terroristes, avaient commis plus de 1100 actes criminels aux États Unis, entrainant des dégats estimés à plus de 110 millions de dollars depuis 1976.
 

A travers cette fiction, Jean-Christophe Rufin nous dévoile les paradoxes de la pensée écologique et va jusqu'au bout de sa logique : une forme d'écoterrorisme qui base ses fondements sur la thèse de l'économiste Thomas Malthus (1766-1834) poussée à l'extrême... Malthus qui plaidait pour une politique active de contrôle de la population et voyait dans les disettes et les épidémies le mécanisme naturel qui régule la population et, en la réduisant, l'adapte aux "subsistances", c'est-à-dire aux ressources disponibles.

Résumé du roman :

Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier.

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vendredi 3 août 2007

Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera

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Cet essai de José Frèches pourrait aussi s'intituler : « La joie de vivre des Chinois malgré leurs conditions de vie exécrables pour un Occidental ».
Comment est-ce possible ? Et surtout, combien de temps encore...

Apres avoir vécu 4 ans en Chine, je me suis souvent posé la question : mais comment font les Chinois pour supporter ces conditions de vie ?
Je pensais alors à la très forte densité de population,
à leur espace vital restreint, au bruit omniprésent (circulation, chantiers de construction jour et nuit), à la pollution, au manque de nature et d’espaces verts, à la politique imposée de l’enfant unique, à l'absence d’acquis sociaux, au nombre très limité de congés par an, aux temps de travail quasiment double par rapport à chez nous, etc.

Au fur et à mesure de mon séjour en Chine, des bribes de scènes de vie m’ont permis de mieux comprendre et m’ont surtout fait relativiser ma vision occidentale de la joie de vivre par rapport à la quête du bonheur et de la paix intérieure telle que la pratiquent les Chinois depuis des millénaires.

Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera est justement un essai pour mieux comprendre les origines de la quête du « bonheur selon les Chinois » en suivant la voie du Tao et celle du Yin et du Yang.
Un essai simple et clair sur les mutations profondes qui touchent actuellement la Chine devenue hyper-capitaliste et
consumériste «Je dépense, donc je suis.»  et leurs possibles conséquences sur le reste du monde.

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lundi 9 juillet 2007

Les petits garçons naissent aussi des étoiles

2842612175 C'est un très beau roman d'Emmanuel B. Dongala, né en 1941 de père congolais et de mère centrafricaine.

L’auteur nous fait découvrir le Congo des années 80, v
écu et narré à travers les yeux naïfs du petit triplé Matapari.
Le roman débute par : « J’ai failli ne pas être né. ». En effet, Matapari est le troisième né de triplés, mais resté dans le ventre de sa maman, il ne se manifeste que 2 jours après la naissance de ses deux frères à la grande surprise de la famille !
C’est sans doute cette naissance insolite qui va faire de lui ce petit garçon très curieux et malin, qui observe les adultes et commente tout ce qui se passe autour de lui.

C’est de cette manière originale qu’Emmanuel B. Dongala dénonce le néocolonialisme, le communisme effréné et la naissance de la démocratie au Congo dans les années 80. Un conte moderne et acerbe, une sorte de « Candide au Congo », à lire absolument !

Extraits:

« Sache lire mon enfant, sache lire et les livres des hommes et le livre de l'univers. »

« Telle était à l'époque la puissance du Parti unique : il voyait tout, il contrôlait tout, il avait toujours raison même quand il avait tort. »

« Après l'esclavage, le colonialisme, le néocolonialisme et le socialisme scientifique, la démocratie s'abattit sur nous un matin du mois d'août, en pleine saison sèche. »

« La campagne électorale ? ... La démarche était simple : il s'agissait d'une part de séduire les électeurs, de les convaincre qu'on était l'homme ou la femme qu'il fallait à la place qu'il faut, et d'autre part, disqualifier tous les autres candidats en les traitant d'incompétents, de menteurs, de salauds, de corrompus pourris indignes de tenir entre leurs mains les destinées de la nation. Evidemment, il ne fallait jamais oublier d'inclure dans ces discours les promesses les plus mirobolantes et, de temps en temps, distribuer un peu sinon beaucoup d'argent. »

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