mardi 17 mars 2009
Canette ou bouteille en verre ?
Selon une étude menée par Coca-Cola en Angleterre, une canette de 330 ml a une empreinte carbone de 170 grammes de CO2 (du berceau à la tombe) alors qu'une bouteille en verre "pèse" 360g de CO2, soit deux fois plus.

L'"empreinte carbone" d'un produit est la mesure du dioxyde de carbone (CO2) émis par combustion d'énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) par les entreprises, sur l'ensemble du cycle de vie du produit, de la fabrication des ingrédients à la distribution, vente et utilisation.
Pour chaque produit, Coca-Cola a calculé la part de toutes les étapes du cycle de vie du produit, et c'est l'emballage qui représente le poids le plus important en termes de CO2, de 32% à 73% selon le type d'emballage (bouteille en plastique de 500 ml et de 2 litres, canette de 330 ml, ou bouteille en verre de la même contenance).


Ces enseignements permettent à l'entreprise Coca-Cola d'identifier les principaux postes émetteurs de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, dans sa chaîne de production afin de réduire l'impact de ses activités sur la planète. What we are doing to reduce our carbon footprint

Un exemple concret : l’utilisation de matériau recyclé pour l’emballage et l’incitation au recyclage après usage peut réduire l’empreinte carbone jusqu’à 60%. En Angleterre, Coca-Cola intègre déjà 50% d’aluminium recyclé dans ses canettes et 40% de verre recyclé dans ses bouteilles. Ce n'est pas nouveau : en 1931, Tintin, en voyage en Amérique, découvrait que les conserveries Slift utilisaient des carcasses de voiture pour faire des boîtes de corned-beef... et inversement.

Mais ces empreintes carbone servent aussi d'informations lisibles pour les consom'acteurs soucieux de choisir les produits les moins impactants pour la planète - en tout cas pour le réchauffement climatique - d'où l'intérêt des étiquettes carbones qui commencent à fleurir dans les rayons de nos supermarchés, et qui indiquent "l'indice carbone" des produits. Cf. l'Indice Carbone Casino :

En revanche, l'étude occulte un autre enseignement important... pour fabriquer une bouteille de 2 litres de soda, il faut à peu près 500 litres d'eau, si on prend en compte l'eau fraîche utilisée à tous les stades de sa chaîne de production, selon une estimation fournie par le WWF (Source: The Wall Street Journal, Yet Another 'Footprint' to Worry About: Water). On appelle cette mesure "l'empreinte en eau". Autres exemples, il faut 16 000 litres pour produire un kilo de bœuf, et 140 litres pour une tasse de café. Et sachant qu'une guerre de l'or bleu" menace la planète, ce "détail" est loin d'être négligeable. Un Américain utilise 700 litres d'eau par jour en moyenne. A titre de comparaison, un Européen consomme 175 L/j, un Africain, 10 L/j.
jeudi 5 mars 2009
2048: l'océan vidé de ses poissons ?
Emballés dans des barquettes alimentaires, des déchets ramassés sur les plages de la côte ouest des États-Unis ont été disposés au hasard dans des linéaires de supermarché et sur des étals de marché en Californie. Sur l'étiquette on peut lire la provenance des détritus récupérés et la quantité.
- une livre de mégots de cigarettes de Venice beach,
- quelques objets en plastique de Galveston beach,
- des blocs de polystyrène de Long beach,
- des préservatifs de Newport beach,
- ou encore un duo d’aérosols de South Padre beach.
« Catch of the day », l’opération de communication de la Surfrider Foundation, a remporté un tel succès que l’association américaine de protection des océans et des plages l’a ensuite déclinée en affiches et en campagne dans la presse.
Objectif : rappeler que près de 6,5 millions de tonnes de détritus sont jetées chaque année dans les océans.



















