lundi 21 avril 2008
Pourquoi l'écologie n'est pas l'ennemie de l'économie

Résumé du livre
135 milliards de dollars, c'est au minimum ce qu'a coûté le cyclone Katrina. Si cette catastrophe naturelle ne pouvait être évitée, un investissement de 30 milliards de dollars en travaux d'entretien des digues aurait permis de substantielles économies ! Cet exemple montre combien l'économie est indissociable de la nature. L'ouvrage de Frédéric Denhez présente les méthodes imaginées par des économistes pour continuer le développement économique tout en limitant la ponction sur les ressources naturelles. Il décrypte les méthodes déjà mises en oeuvre par les assureurs, les responsables politiques, les ONG et les scientifiques. Il en ressort qu'aucune ne peut se passer de l'État ni de réglementations fiscales et internationales efficaces, et que certaines portent en elles des menaces pour la démocratie et le développement des pays pauvres. Des solutions existent. Elles demandent de rompre avec les dogmes économiques pour être développées.
Ne rien faire coûtera beaucoup plus cher que de s’adapter.
« Le temps du monde fini commence. »
Paul Valéry
samedi 19 avril 2008
Les recettes durables de la nature
« La nature, c’est 3,8 milliards d’années de recherche et de développement. Animaux, plantes, microbes, en sont les ingénieurs. Au fil de l’évolution, certains ont "trouvé" ce qui fonctionne, ce qui peut durer sur cette planète. Les organismes qui nous entourent aujourd’hui détiennent les secrets de la survie. »
Janine Benyus, pionnière du « biomimétisme », qui dirige la Biomimicry Guild (Association du biomimétisme) et le Biomimicry Institute (Institut de biomimétisme)
Le développement durable est le domaine de prédilection de la plupart des êtres vivants. « Biomimicry » est un terme inventé par Janine Benyus pour désigner l’imitation de la nature au profit exclusif du développement durable. Le
biomimétisme étudie les bonnes idées de la nature et imite les concepts
présents dans la nature pour chercher à résoudre les
problèmes énergétiques mondiaux, réduire les déchets et favoriser la
durabilité.
« Les organismes ont fait tout ce que les êtres humains veulent faire, mais sans s’empiffrer de combustibles fossiles, polluer la planète ni hypothéquer leur avenir »
Apprendre de la nature permettrait de trouver des solutions à de nombreux problèmes liés à l’énergie, explique Janine Benyus. Ainsi l’Eastgate Building, un centre commercial et d’affaires d’Harare, la capitale du Zimbabwe, n’a ni climatisation ni chauffage, seulement des canaux d’aération inspirés des termitières.
Il existe déjà de nombreux exemples de technologies éprouvées s’inspirant de la nature.
La surface des feuilles de lotus est tapissée de minuscules pointes superhydrophobes couvertes de cire. Les gouttes d'eau sont ainsi repoussées par la cire mais reposent en même temps sur les petites bosses. L'eau s'écoule ainsi facilement sans s'étaler, et emporte avec elle des débris, insectes et autres poussières. En d'autres termes, le lotus possède une feuille autonettoyante. En imitant le lotus, les chercheurs ont créé une peinture pour maison appelée Lotusan qui garantit une propreté pendant au moins cinq ans.
Autre exemple : le Velcro bio-inspiré de la bardane, une plante à fleurs roses.
Le Velcro (abréviation de velours-crochet) fut inventé en 1948 par le chimiste suisse George de Mestral, qui a copié la façon dont les fruits de la bardane s’accrochaient aux poils de son chien et à son pantalon. Il découvrit que leurs épines se terminaient par de minuscules crochets.
Boucles et crochets Velcro, observés au microscope électronique
Mais le Velcro est une success story un peu à part car la biomimétique a, de manière étonnante, débouché sur très peu de produits fabriqués à grande échelle industrielle. Pourquoi ? La principale raison est que la nature est incroyablement complexe. Un projet de recherche et développement en biomimétique requiert beaucoup de temps alors que les industriels ont des attentes court-termistes sur la rentabilité d'un projet. Par ailleurs, l'association entre biologistes et inventeurs industriels est indispensable pour réussir en matière de biomimétique mais faire travailler ensemble plusieurs disciplines scientifiques et secteurs d'activité industriels n'est pas chose aisée.
Certains biomiméticiens déchantent aussi sur la façon dont leurs bio-inspirations pourraient être récupérées dans le domaine militaire. La NASA, l'US Air Force, l'US Navy, etc. sont les premiers à voir l’intérêt potentiel de ces trouvailles de la nature. L'avion fut inventé en regardant le vol d'un oiseau mais onze ans plus tard, l'homme l'utilisait pour larguer les premières bombes…
En octobre 2008, à Barcelone, lors du prochain congrès de l’Union mondiale pour la nature, Janine Benyus publiera pour la première fois Les 100 meilleurs inventeurs de la nature. Car de son point de vue, le monde « durable » est sous nos yeux. En attendant, cette « liste verte » sera actualisée au fil des découvertes sur Internet (www.n100best.org).
Un autre lien intéressant pour découvrir quelques-uns des récents fruits du biomimétisme que Janine Benyus a sélectionnés : Quand les ingénieurs copient la nature
mercredi 16 avril 2008
Pollution en orbite
Image de synthèse de l'Agence spatiale européenne montrant les objets en orbite autour de la Planète bleue, le 15 avril 2008.
Cette image, générée par ordinateur et publiée par l'Agence spatiale européenne (ESA), montre quelque 12 000 objets, dont 11 500 sont en orbite terrestre basse, soit à une altitude comprise entre 800 et 1 500 kilomètres. Il y en a aussi 1 147 qui sont en orbite géostationnaire, à 36 000 kilomètres.
mardi 8 avril 2008
Alerte ! Bio-invasions
Pour faire bonne figure, la Chine a importé des tonnes d’espèces extrachinoises pour décorer Pékin en vert pour les JO : un total de 60 tonnes de semences diverses et plus de 31 millions de plants d'espèces ornementales avec autant de risques de «bio-invasions» de parasites ou ravageurs de culture…
Depuis quelques années déjà, l’envol des échanges commerciaux de l’empire du Milieu, longtemps replié sur lui-même, avec le reste du monde a permis à environ 400 espèces animales et végétales étrangères d’envahir le territoire chinois au détriment d’autres espèces indigènes «phagocytées», mais aussi aux dépens des récoltes et forêts qui peuvent être affectées durablement.
Depuis une dizaine d’années, l’atelier du monde accapare les trois quarts des mouvements de conteneurs dans le monde ! Alors qu’en 1999, environ 200 espèces animales ou végétales étrangères étaient interceptées aux douanes ; plus de 2 000 l'ont été en 2005. Outre le commerce, nombre d'introductions ont été incitées par le gouvernement chinois à des fins «environnementales», ex. des herbes américaines pour prévenir l'érosion des sols, une jacinthe d'eau pour fournir un complément alimentaire au bétail, etc. sauf que les résultats de cohabitation forcée se sont révélés catastrophiques. Nouveaux maillons inconnus au bataillon de la chaîne alimentaire classique et donc sans prédateur, ces espèces introduites ont proliféré et pris le dessus sur les autres espèces chinoises en «compétition».
De manière générale, les espèces chinoises n’ont pas le temps de s’adapter aux «aliens» à cause du caractère soudain des bio-invasions issu de l'isolement tardif de la Chine qui n'a pris fin qu'à la fin des années 70 avec l’ouverture du pays inspirée
par Deng Xiaoping, et exacerbé par une
mondialisation rapide et permanente.
Un autre exemple d'espèce invasive, en France où on a aussi joué aux apprentis sorciers bios : au début des années 70, pour pallier à la menace de disparition des huîtres plates et portugaises touchées par une maladie mortelle, on a importé une huître du Japon pour continuer à assurer le commerce de l'ostréiculture. Seulement, petit à petit l'huître sauvage gagne du terrain et échappe au contrôle de l'homme. Alors qu'elle ne pouvait se reproduire qu'au sud de la Loire, on la retrouve maintenant en masse jusqu'en Bretagne et également aux Pays-Bas, en Allemagne et en Irlande. A cause du réchauffement climatique, la température des eaux de surface s'est élevée en moyenne de 1 degré en Bretagne depuis les années 90, ce qui permet la prolifération de l'huître japonaise plus au nord. Tant et si bien que ces envahisseuses colonisent les plages et rochers au grand damne du tourisme.
Paru dans Ouest France le 18 janvier 2008,
L'huître japonaise envahit nos rivages
lundi 7 avril 2008
Un petit pas (de danse) pour l’écologie
Un projet de dance-floor écologique, une piste de danse qui récupère l’énergie des danseurs et la
transforme en électricité pour éclairer les dalles lumineuses du sol, il fallait y penser !
Démonstration en images,


























