Poca's Blog

Poca's Blog : développement durable, environnement, écologie, énergies renouvelables, économie sociale

mardi 26 février 2008

Faut-il se réjouir du premier vol au biocarburant ?

virgin_plane


Virgin Atlantic a lancé le premier vol avec du biocarburant
, fabriqué à partir d'huile de coco et de babassu (huile de palme) pour 20% de l’un de ses quatre réservoirs.
Cet exploit aéronautique remet sur le devant de la scène internationale la polémique grandissante sur les biocarburants finalement pas si bio…

Oui ces carburants sont faits à base de matières premières bio et renouvelables (si gérées durablement) d’où leur dénomination de bio. Oui en volant avec du biocarburant, on émet moins de gaz à effet de serre en comparaison avec le pétrole.

Mais ne nous arrêtons pas là et élargissons le champ de l’analyse sur le bilan énergétique de la vie complète d’un biocarburant. Plusieurs études scientifiques remettent en doute l’efficacité environnementale de ces carburants. Selon une étude parue dans le magazine Science en août 2007, si l'on compare l'énergie dépensée pour produire les biocarburants avec l'énergie qu'ils fournissent : le bilan est assez médiocre, voire négatif ! D'un point de vue bilan carbone, il vaudrait mieux faire pousser des arbres que cultiver des plantations destinées à faire voler des avions. (Cf. Bilan écologique des agrocarburants)

Et combien faudrait-il défricher de nouvelles forêts pour cultiver des palmiers et produire mille milliards (de mille sabords !) de litres d'huile de coco pour les 16.000 avions commerciaux à réacteurs actuellement en activité dans le monde ? Rien que d'y penser donne le vertige. Sans compter que le trafic augmenterait du fait de la déculpabilisation miracle du voyageur volant au bio, mais au détriment d'écosystèmes naturels.
Par ailleurs, ces cultures énergétiques menacent l’agriculture de subsistance dans les pays du Sud en concurrençant les cultures vivrières, et fait monter les cours mondiaux des matières premières et donc les prix de l’alimentation. Manger ou conduire ou voler, faudra-t-il choisir ?

Certes Virgin peut se réjouir de ce gros coup de pub, mais ne soyons pas dupes, les vols avec du biocarburant ne résoudront en rien le réchauffement climatique. Aujourd'hui si l’industrie aéronautique veut réduire son impact environnemental, il faudrait d'abord qu'elle commence par soutenir la campagne pour inclure l’aviation dans les objectifs gouvernementaux de réduction des émissions de CO2.

Heureusement, de nombreux pays souhaitent modérer les ardeurs sur les biocarburants (Cf. l'Allemagne).
Bruxelles mise sur les biocarburants "écologiquement viables"
pour atteindre 10% d'agrocarburants dans la consommation d'énergie dans les transports d'ici à 2020. Exclure l'huile de palme, seuls les biocarburants écologiquement viables seront promus. Les forêts vierges, les zones naturelles protégées ou les terres marécageuses ne pourront pas servir de substrats aux cultures. Pour bénéficier du label bio, les produits devront permettre d'économiser au moins 35% de CO2 par rapport aux carburants classiques. C'est une approche plus raisonnable, contrairement aux Américains qui exploitent abusivement le maïs pour en faire du bioéthanol.

On a bon espoir pour les carburants verts de 2ème génération, produits à partir de résidus agricoles et forestiers, de cultures dédiées et de déchets organiques.
- Coût des matières premières faible,
- Pas de compétition avec la filière alimentaire.
Et la recherche sur des cultures de plantes du désert (exemple: le jatropha) est très prometteuse. Mais tout vient à point à qui sait attendre.

 Articles liés : Les biocarburants, un remède durable?, De l'huile de palme durable

Posté par chazebro à 18:35 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 22 février 2008

Carte postale de la Corse

picasabackground

(Carte Corse) De Bastia à Calvi en passant par le Cap Corse...
Album photo

Posté par chazebro à 10:05 - Shanghai, Chine / Voyages - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 14 février 2008

OGM ou pas OGM ?

OGM, Je t’aime un peu , Beaucoup, Passionnément, A la folie, Pas du tout !!!

Les non-initiés peuvent s'y perdre. Le jour où la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique MON 810 a été officiellement notifiée par la France à Bruxelles, vendredi 8 février, le Sénat a voté, en première lecture, la loi définissant les conditions de coexistence sur le territoire entre cultures OGM, conventionnelles et biologiques.

Source : Le Monde.fr Le Sénat a modifié l'esprit du texte de loi sur les OGM

lemonde

OGM

Pour certains ils sont la solution miracle pour nourrir 9 milliards d’hommes en 2050, et pour ce faire, multiplier par deux la production agricole.

Pour d'autres, c'est J'en veux pas.

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(articles Finirons-nous par nous OGMiser?, Ca vous intéresse de savoir ce que vous mangez ?)

Conséquence du réchauffement climatique et des activités humaines (déforestation, surpâturage, irrigation intensive, etc.), l'avancée du désert menace un tiers de l'humanité. La désertification affecte déjà 200 millions de personnes mais 2 milliards de personnes pourraient être concernées, qui vivent dans des zones arides (en Afrique, les zones désertiques ou arides représentent les deux tiers du continent).

Au plan mondial, la question de l'approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Et la situation ne pourra qu'empirer dans les années à venir avec une demande en hausse et des réserves surexploitées, gaspillées et polluées (70% des cours d'eau et lacs seraient pollués et donc impropres à la consommation en Chine). Ce stress hydrique non seulement obligera des populations entières à migrer vers les villes mais il deviendra un facteur d’instabilité sociale de plus en plus majeur.

L’agriculture moderne épuise les sols avec ses méthodes de maximisation de production par l’usage important d’engrais, de pesticides, herbicides, etc. Les sols se dégradent et perdent de leur fertilité entrainant un cercle vicieux d’usage intensif d’intrants…

Comment dans ces conditions subvenir aux besoins de 9 milliards de Terriens en 2050 ?
Les agriculteurs du monde entier doivent relever le défi d'une alimentation saine et abondante dans un environnement préservé.

C’est là que les partisans des OGM font valoir les bienfaits des biotechnologies.
« La biotechnologie végétale offre aux agriculteurs une solution pour faire face à ce problème sans imposer des pressions encore plus fortes sur les ressources naturelles. Elle contribue à la création d'une forme d'agriculture plus équilibrée, et plus respectueuse de l'environnement. L'utilisation croissante et non contrôlée de pesticides dans les cultures peut nuire à la qualité des eaux et à la faune sauvage. Ainsi, il semble intéressant d'améliorer les caractéristiques génétiques des plantes cultivées afin de leur permettre une meilleure protection intérieure et de rationaliser les épandages de pesticides. C'est pourquoi, les chercheurs ont développé ces plantes qui constituent un moyen de préserver l'environnement. »

Source : Site internet de la firme Monsanto, producteur du fameux maïs transgénique MON810

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Sauf que ceux qui tirent profit des cultures génétiquement modifiées ne sont pas ceux qu’on voudrait nous laisser croire…
Selon un nouveau rapport des Amis de la Terre, Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté.
Contrairement aux méthodes d’agriculture durable qui apportent des solutions viables tout en développant l’économie locale et en créant des emplois, en Afrique, les OGM servent « en majorité à nourrir le bétail des pays riches, pour produire des  agrocarburants causant des dommages énormes et n’ont même pas un rendement supérieur aux cultures conventionnelles ».

Nnimmo Bassey, coordinateur des Amis de la Terre International sur les OGM au Nigéria.

Or si nous voulons lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde (voir Nourrir les hommes), il est fondamental de promouvoir des modes d’agriculture durables et de consacrer plus d’argent à ces projets. La technologie ne suffit pas à résoudre tous les problèmes! D’autant plus si elle présente des risques méconnus (sanitaires, environnementaux, etc.). Ne nous laissons pas emporter par les délires technologiques de la vie artificielle. Il faut penser à parer aux risques de demain, et surtout s’abstenir de disséminer massivement des cultures d’OGM. Le principe de précaution est plus que jamais à l’ordre du jour. Les recherches doivent se poursuivre, avec toute la sécurité requise, pour explorer la diversité des risques générés par ces biotechnologies.

Par ailleurs, en arguant vouloir aider les pays du Sud à sortir de la misère, les semenciers Monsanto et Cie sont accusés d’avoir la mainmise sur les semences génétiquement modifiées, qui induit un « nouvel esclavage ». Ces firmes promettent monts et merveilles auxquels ne peuvent résister bon nombre de petits producteurs voulant sortir de l’économie de subsistance, mais au final, ils sont pris à la gorge par la chute des cours. Et comble pour un agriculteur, il faut acheter les semences hybrides chaque année pour assurer la même productivité d'une année  sur l'autre, car les qualités des hybrides sont perdues dans leur descendance.

agriculture

A suivre.

Posté par chazebro à 17:50 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 13 février 2008

Votre banque est-elle bonne pour l'environnement ?

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On peut penser à tord qu'en tant que société de services, les banques ont peu d'impacts sur l'environnement. C'est faux. Les banques ont une véritable influence au travers de leur argent (et donc en partie du vôtre) qui sert à financer des projets qui peuvent eux avoir des impacts sur l'environnement et la santé (infrastructures pétrolières, industries chimiques, autoroutes, etc.).

Les Amis de la Terre ont donc publié le premier guide éco-citoyen du secteur bancaire pour vous aider à choisir la banque la plus responsable.

Le guide "Environnement : Comment choisir ma banque ?" explique le fonctionnement des banques, leurs impacts environnementaux et sociaux massifs via les financements et investissements qu’elles octroient à leurs clients (entreprises et grands projets surtout) et leur poids à l’international.

Le guide analyse les dix principales banques françaises à l’aide de 5 enjeux :
- Politique globale de protection de l’environnement ;
- Réduction des impacts indirects (dans le financement de secteurs risqués comme les énergies fossiles, la chimie, etc) ;
- Produits attractifs pour les entreprises et collectivités ;
- Produits attractifs pour les particuliers ;
- Impacts environnementaux directs de la banque.

classement_des_banques

Le Crédit Coopératif remporte haut la main la palme de la banque la plus responsable. C'est une pionnière et un leader en matière de finance solidaire et en particulier de microfinance. Par nature et par choix, elle partage avec l’ensemble des entreprises d’économie sociale une vision responsable de l’économie. Le Crédit Coopératif est acteur d’un développement durable.

(La Nef est une société financière coopérative, hébergée par le Crédit Coopératif, qui octroie 100% de ses financements pour des projets écologiques, sociaux ou culturels.)

credit_coop


Pour faire suite à mon article J'épargne utile, vous pouvez désormais choisir votre banque en vous assurant qu'elle et
votre argent contribuent à construire un monde durable et équitable.

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Et encore une fois, n'hésitez pas à faire pression sur votre banque ! Devenez consom'acteur.

Posté par chazebro à 13:17 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 11 février 2008

Gaïa vs. l'homme technologique

Selon Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie en 1995, la Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique : l'anthropocène, depuis 1800 avec l'avènement de la société industrielle caractérisé par l'utilisation massive des hydrocarbures.
Ce néologisme a été proposé par le Néerlandais pour décrire l'impact croissant de l'humanité sur la biosphère.
Le poids de l’homme technologique sur la terre est devenu un "force géophysique" capable de transformer profondément la Nature, et de dégrader massivement les services fournis par les écosystèmes terrestres. (cf. articles Biodiversité en danger et The Global Warning)

concentration_CO2

La Terre est un être vivant.

l_hypothese_gaia

Le scientifique James Lovelock a conçu L’hypothèse Gaïa, permettant de considérer que les systèmes vivants de la terre appartiennent à une même entité régulant l’environnement de manière à rendre optimum les conditions de toute vie terrestre.
L’espèce humaine fait partie de Ga
ïa au même titre que toute les autres espèces. Elle participe donc au processus de maintenance planétaire. Toutes les espèces sont interdépendantes pour la production de gaz, d’aliments et de traitement des déchets.

La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Et si l'homme technologique dérègle de manière irréversible l'auto-régulation gaïenne en affectant l'environnement, « l'organisme » Gaïa affectera en retour la vie, de manière à maintenir les conditions qui lui sont favorables… Nous devons nous montrer très prudents pour éviter les désastres de rétroaction du système Gaïa (fièvre planétaire, frisson d’une ère glaciaire). Sans compter que nous pourrions « alors bel et bien nous retrouver aux commandes de cet étrange engin, le vaisseau spatial Terre.».

Au cours des quelques derniers siècles notre espèce, ainsi que les cultures et bétails en dépendant, se sont développés au point d’occuper une proportion substantielle de la biomasse totale.
Compte tenu de l’utilisation d’
é
nergie actuelle par tête, nous pouvons avancer que tant que nous demeurons au-dessous de 10 milliards d’individus, nous devrions toujours évolué dans un monde gaïen. Mais au-delà de ce chiffre en particulier si la consommation d’énergie augmente, nous nous trouverons confrontés au choix ultime entre l’esclavage permanent sur la carcasse-prison du vaisseau spatial Terre et l’extinction massive pour permettre aux survivants de restaurer un monde gaïen.

L'homme technologique sera-t-il assez fort pour déclencher la transition de notre société vers un développement durable ? Et sans recourir aux méthodes dangereuses de la géo-ingénierie climatique… (cf. article Quand les chercheurs veulent "sauver la planète"…)

Selon Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, le monde entre dans l'"ère de l'économie verte".
Il me plait de penser qu’il a raison. Espérons que les entrepreneurs et les politiques partout dans le monde s’accordent pour combattre le changement climatique, et pour passer de l’économie du carbone à l’économie verte.

" Si nous allons dans la bonne direction, tout ce qu'il nous reste à faire, c'est de continuer. "

(proverbe bouddhiste)

Posté par chazebro à 11:25 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 7 février 2008

Nouvel An Chinois 2008 : l'Année du Rat

新年快乐 xīn nián kuàilè (BONNE ANNÉE !)

rat05


Cette année, la nouvelle année chinoise du RAT a commencé le 7 février 2008.

Posté par chazebro à 17:40 - Shanghai, Chine / Voyages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 5 février 2008

Nourrir les hommes

Comment nourrir 9 milliards de personnes en 2050 ?

paysage_agricole

Le forum économique mondial, rencontre organisée à Davos entre ONG, responsables politiques, hommes d’affaires et membres de la société civile, a énoncé pour la première fois l’ insécurité alimentaire parmi les "risques mondiaux" dans son rapport annuel. Le défi étant de concilier la croissance démographique, la ruée vers l'or vert (les agrocarburants) et le réchauffement climatique

L'insécurité financière et alimentaire mondiale inquiète les experts de Davos
lemonde

9 milliards de personnes à nourrir en 2050, contre 6,5 milliards aujourd'hui.

La hausse du niveau de vie dans les pays émergents induit des modifications alimentaires avec une consommation accrue de viande et de produits laitiers. En 50 ans, la consommation annuelle de viande par tête est passée de 10 à 40 kg en Chine. En France 80% des céréales commercialisées vont à l’alimentation animale.

vache

Le pétrole a dépassé le seuil des 100 dollars le baril pour la première fois de son histoire. La hausse de la demande agricole vivrière mais aussi pour les agrocarburants provoquent l'inflation des prix de l'alimentation qui menace les plus démunis. Les agrocarburants, longtemps présentés comme la solution écologique, sont accusés de concurrencer les cultures alimentaires. (article Bilan écologique des agrocarburants)

Manger ou conduire, faudra-t-il choisir ?

« Nous vivons dans un monde absurde dans lequel il vaut mieux mettre du soja OGM dans sa voiture plutôt que de laisser les pays du sud produire leur propre nourriture.».

Jean Ziegler, rapporteur auprès de l’ONU sur le Droit à l’alimentation

L'environnement est fragilisé par des années de pratiques agricoles productivistes et polluantes (utilisation massive d'engrais, d'herbicides, d'insecticides et d'eau - 93% de la consommation d'eau dans le monde). Selon un sondage exclusif CSA pour l'Alliance pour la planète, 78% des Français estiment qu'il est prioritaire de développer l'agriculture biologique (Sondage CSA / 24 octobre 2007 Opinion des Français sur l'environnement).
Des scandales ont éclaté qui ont sensibilisé la soci
été civile sur les risques inhérents à l’agriculture moderne (scandale du chlordécone aux Antilles, puissant pesticide utilisé massivement pour la culture de la banane; pollution par les nitrates et prolifération d’algues vertes en Bretagne causées par les élevages intensifs de porcs; la catastrophe écologique de la mer d'Aral qui s'est asséchée après 30 années d'irrigation intensive des champs de coton et de riz imposée du temps des Soviétiques; l’affaire du bœuf aux hormones, etc.).
Mais, tandis que la productivit
é d'un agriculteur parmi les mieux pourvus en moyens mécaniques, chimiques et biologiques peut dépasser 2 000 tonnes d'équivalent-céréales par travailleur et par an, la productivité du travail d'un paysan avec des outils manuels, sans semences sélectionnées ni engrais ou produit de traitement, ne peut guère dépasser 1 tonne/travailleur/ha/an
Les OGM tr
ès controversés sont-ils la solution ? 72% des Français estiment qu'il est important de pouvoir consommer des produits sans OGM (Sondage CSA / GREENPEACE / 5 février 2008. Les Français et les OGM).

« Le fait de manger pèse très lourd, en France, dans les émissions de gaz à effet de serre. L'agriculture est responsable de l'essentiel des émissions pour les gaz à effet de serre autres que le CO2 : méthane (CH4) et protoxyde d'azote (N2O)

Jean-Marc Jancovici

L'agriculture représente 20% des émissions françaises de gaz à effet de serre en 2003, en 3è position derrière les transports et l'industrie, sans compter le transport de produits agricoles et la fabrication d'engrais.
Pour en savoir plus : Agriculture, effet de serre et changements climatiques en France.

Les changements climatiques aggravent sécheresses et inondations. Chaque année, 10 millions d’hectares de terres cultivées se transforment en désert.

caring_tableauL’agriculture, le plus beau métier du monde ?   

Les 192 Etats Membres de l’ONU se sont engagés à réaliser, d’ici 2015, ces objectifs du Millénaire pour le développement.

objectif

Dans le monde, près de 2 milliards d'habitants sont mal-nourris. 854 millions de personnes souffrent de sous-alimentation, dont 70% vivent en milieu rural et sont bien souvent des agriculteurs. La vie de 2,5 milliards de personnes dépend de l'agriculture.
Or depuis 25 ans, l'aide publique au d
éveloppement consacrée à l'agriculture a chuté de manière spectaculaire. Par exemple, en Afrique subsaharienne, 4% des dépenses publiques sont consacrées aux agriculteurs alors qu'ils représentent 75% de la population.
Pour la
première fois, il y a quelques mois, la Banque mondiale a proposé de consacrer plus d'argent aux projets de développement consacrés à l'agriculture, chose qu'elle avait négligée jusqu'alors.
Banque_Mondiale_L_Agriculture_au_service_du_developpement

« L'agriculture est fondamentale pour réduire la pauvreté.» 

Encore faut-il accompagner les agriculteurs vers des modes d’agriculture durables en tenant compte des erreurs passées (meilleur usage de l'eau, sélection de semences adaptée aux conditions climatiques - sécheresse, etc.). Sans pour autant retomber à l’âge (bucolique) de la petite maison dans la prairie qui ne rime pas avec mondialisation.

L'OMC doit aussi œuvrer pour trouver un compromis sur les subventions agricoles des Etats-Unis et de l'Union Européenne qui mettent à mal la compétitivité des paysans des pays émergents en maintenant le prix des produits agricoles à un niveau artificiellement bas (inférieur au prix de revient !) sur les marchés mondiaux. Mais ce n'est pas chose simple (article Doha, Le Brésil et l'Inde ont claqué la porte !).

Et bien-sûr, cher consom’acteur responsable, c’est aussi à toi de changer la donne en faisant tes courses pour la planète car tu es le maillon fort (produits bio, équitables Max Havelaar, moins de viande, poissons labellisés MSC, fruits et légumes de saison, étiquetage environnemental, etc.).

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Posté par chazebro à 18:32 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 2 février 2008

Les Fils de la Terre

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 Les Fils de la Terre est un manga qui traite des problématiques de l'agriculture et l’éducation au Japon. On s'éloigne des classiques Dragon Ball Z, Akira, Studio Ghibli et compagnie… mais c’est justement là qu’est la nouveauté !
Le scénariste a voulu sensibilisé les ados de la génération manga au problème de renouvellement des g
énérations dont souffre l'agriculture du Japon.  
Cette série en 3 volumes d’un nouveau genre écologique vaut vraiment le détour !

Les 40 premières pages à lire dès maintenant !!


Posté par chazebro à 20:42 - BD / Manga / Comics - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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