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jeudi 14 février 2008

OGM ou pas OGM ?

OGM, Je t’aime un peu , Beaucoup, Passionnément, A la folie, Pas du tout !!!

Les non-initiés peuvent s'y perdre. Le jour où la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique MON 810 a été officiellement notifiée par la France à Bruxelles, vendredi 8 février, le Sénat a voté, en première lecture, la loi définissant les conditions de coexistence sur le territoire entre cultures OGM, conventionnelles et biologiques.

Source : Le Monde.fr Le Sénat a modifié l'esprit du texte de loi sur les OGM

lemonde

OGM

Pour certains ils sont la solution miracle pour nourrir 9 milliards d’hommes en 2050, et pour ce faire, multiplier par deux la production agricole.

Pour d'autres, c'est J'en veux pas.

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(articles Finirons-nous par nous OGMiser?, Ca vous intéresse de savoir ce que vous mangez ?)

Conséquence du réchauffement climatique et des activités humaines (déforestation, surpâturage, irrigation intensive, etc.), l'avancée du désert menace un tiers de l'humanité. La désertification affecte déjà 200 millions de personnes mais 2 milliards de personnes pourraient être concernées, qui vivent dans des zones arides (en Afrique, les zones désertiques ou arides représentent les deux tiers du continent).

Au plan mondial, la question de l'approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Et la situation ne pourra qu'empirer dans les années à venir avec une demande en hausse et des réserves surexploitées, gaspillées et polluées (70% des cours d'eau et lacs seraient pollués et donc impropres à la consommation en Chine). Ce stress hydrique non seulement obligera des populations entières à migrer vers les villes mais il deviendra un facteur d’instabilité sociale de plus en plus majeur.

L’agriculture moderne épuise les sols avec ses méthodes de maximisation de production par l’usage important d’engrais, de pesticides, herbicides, etc. Les sols se dégradent et perdent de leur fertilité entrainant un cercle vicieux d’usage intensif d’intrants…

Comment dans ces conditions subvenir aux besoins de 9 milliards de Terriens en 2050 ?
Les agriculteurs du monde entier doivent relever le défi d'une alimentation saine et abondante dans un environnement préservé.

C’est là que les partisans des OGM font valoir les bienfaits des biotechnologies.
« La biotechnologie végétale offre aux agriculteurs une solution pour faire face à ce problème sans imposer des pressions encore plus fortes sur les ressources naturelles. Elle contribue à la création d'une forme d'agriculture plus équilibrée, et plus respectueuse de l'environnement. L'utilisation croissante et non contrôlée de pesticides dans les cultures peut nuire à la qualité des eaux et à la faune sauvage. Ainsi, il semble intéressant d'améliorer les caractéristiques génétiques des plantes cultivées afin de leur permettre une meilleure protection intérieure et de rationaliser les épandages de pesticides. C'est pourquoi, les chercheurs ont développé ces plantes qui constituent un moyen de préserver l'environnement. »

Source : Site internet de la firme Monsanto, producteur du fameux maïs transgénique MON810

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Sauf que ceux qui tirent profit des cultures génétiquement modifiées ne sont pas ceux qu’on voudrait nous laisser croire…
Selon un nouveau rapport des Amis de la Terre, Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté.
Contrairement aux méthodes d’agriculture durable qui apportent des solutions viables tout en développant l’économie locale et en créant des emplois, en Afrique, les OGM servent « en majorité à nourrir le bétail des pays riches, pour produire des  agrocarburants causant des dommages énormes et n’ont même pas un rendement supérieur aux cultures conventionnelles ».

Nnimmo Bassey, coordinateur des Amis de la Terre International sur les OGM au Nigéria.

Or si nous voulons lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde (voir Nourrir les hommes), il est fondamental de promouvoir des modes d’agriculture durables et de consacrer plus d’argent à ces projets. La technologie ne suffit pas à résoudre tous les problèmes! D’autant plus si elle présente des risques méconnus (sanitaires, environnementaux, etc.). Ne nous laissons pas emporter par les délires technologiques de la vie artificielle. Il faut penser à parer aux risques de demain, et surtout s’abstenir de disséminer massivement des cultures d’OGM. Le principe de précaution est plus que jamais à l’ordre du jour. Les recherches doivent se poursuivre, avec toute la sécurité requise, pour explorer la diversité des risques générés par ces biotechnologies.

Par ailleurs, en arguant vouloir aider les pays du Sud à sortir de la misère, les semenciers Monsanto et Cie sont accusés d’avoir la mainmise sur les semences génétiquement modifiées, qui induit un « nouvel esclavage ». Ces firmes promettent monts et merveilles auxquels ne peuvent résister bon nombre de petits producteurs voulant sortir de l’économie de subsistance, mais au final, ils sont pris à la gorge par la chute des cours. Et comble pour un agriculteur, il faut acheter les semences hybrides chaque année pour assurer la même productivité d'une année  sur l'autre, car les qualités des hybrides sont perdues dans leur descendance.

agriculture

A suivre.

Posté par chazebro à 17:50 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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