jeudi 20 décembre 2007
Schwarzie vs Bush : CO2 mon amour
Dans la famille "Bush et ses copains lobbyistes", je cède au lobby automobile.
Schwarzie, gouverneur de Californie, avait fait adopté en 2004 un projet de loi contraignant les constructeurs automobiles à réduire à partir de 2009 les émissions de gaz a effet de serre sur leurs nouveaux modèles. Le but était de parvenir à une diminution de 30% d'ici 2016, pour revenir à un niveau comparable à celui de 1990.
Mais selon la loi américaine, la Californie devait recevoir une dérogation de l'Agence fédérale américaine de Protection de l'environnement (EPA) avant de pouvoir mettre en application ces nouvelles normes.
Mercredi dernier, l’EPA a rejeté cette requête californienne pour une soi-disant "meilleure approche que celle qui verrait les Etats agir d'eux-mêmes"… "L'administration Bush avance avec une solution nationale claire, pas un amas confus de lois des Etats", a expliqué Stephen Johnson, administrateur de l'EPA. Mais Schwarzie ne s'avoue pas vaincu et va attaquer en justice l’administration Bush.
La nouvelle excuse pour expliquer cette décision de l'EPA ? Bush a
signé mercredi une loi obligeant les constructeurs automobiles à
augmenter de 40% l'efficacité énergétique de leurs véhicules pour en
ramener la consommation de carburant à l'équivalent d'un litre aux 15km
(= 6,7 litres aux 100km). Ils devront également accroître la part de l'éthanol,
dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
Mais ces mesures ne tiennent absolument pas compte des émissions de CO2, l'enjeu majeur du réchauffement climatique… et sachant que le
4x4 Peugeot 4007 a une consommation extra-urbaine moyenne de 5,9 à 6 litres aux 100km et une émission de 191 à 194g de CO2/km (à titre de comparaison, la Commission européenne propose de limiter les émissions à une moyenne de 130g de CO2/km pour les véhicules neufs d’ici à 2012), et
que l’éthanol est très controversé en matière de bilan carbone, je vous laisse juger du peu d'intérêt écologique de cette loi…
En tout cas, "rassurez-vous", Bush l'anti-kyotoiste a assuré jeudi qu'il prenait "au sérieux" le problème des gaz à effet de serre, et qu’il y voyait une raison forte de développer l'énergie nucléaire. Est-ce BIEN ou MAL ? Affaire à suivre… En attendant, dans la famille "Bush et ses copains lobbyistes", c'est le lobby nucléaire qui va se frotter les mains.














