Poca's Blog

Poca's Blog : développement durable, environnement, écologie, énergies renouvelables, économie sociale

vendredi 30 novembre 2007

The Global Warning

Le photographe britannique Sebastian Copeland a voulu "donner un visage au changement climatique" en montrant l'Antarctique.
Une exposition à Paris, jusqu'au 11 décembre à l'hôtel Westin, et son livre "Antarctica" sont sa façon d'illustrer les statistiques et les données souvent arides sur le climat.

Voir son site Antarctica : The Global Warning.

antarctica


Posté par chazebro à 19:34 - Art / Ciné / Littérature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

The Global Warning

fonte_des_glaces

La fonte des glaces, tout le monde en parle… à tel point que l’ampleur du réchauffement climatique est occultée. Qu’est-ce que ça peut bien faire quelques degrés de plus, après tout ?

Pourtant les signes sont bien là : la Nasa a constaté que l'Arctique a perdu environ 10
% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980 (à ce rythme, la disparition de la banquise arctique est prévue avant 2040), les glaciers reculent, les sécheresses s'aggravent dans beaucoup de pays d'Afrique Subsaharienne, la terre devient aride à mesure que le monde se réchauffe, les ressources d'eau potable et d'irrigation diminuent, les insulaires de Tuvalu perdent du terrain face à la montée de la mer, violents incendies attisés par des vents chauds et secs en Californie et dans le sud de l’Europe, inondations en Grande-Bretagne, ouragan Katrina en Louisiane et Nouvelle-Orléans, ouragan Dean aux Caraïbes et il y a 2 semaines le cyclone Sidr qui a fait 3 500 morts et des millions de déplacés au Bangladesh.
2007 est la sixième année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des observations il y a 150 ans !
 

Des épisodes de plus en plus chers. Selon les assurances, les dégâts causés par les catastrophes naturelles dans le monde sont en constante augmentation depuis les années 50, avec des épisodes particulièrement coûteux.

Selon la base de données EM-DAT (the International Disaster Database), l’augmentation en nombre des catastrophes est significative :

EM_DAT

Les effets se font déjà durement sentir alors même que la hausse de la température mondiale moyenne n’est "que" d’environ 1 degré depuis 1850 !

giec

Rappelons que le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoit d'ici 2100 une augmentation des températures de 1,8 à 4 degrés par rapport à la période 1980-1999… Probablement un milliard de migrants climatiques d'ici à 2050

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », comme l’a si bien dit Jacques CHIRAC, au Sommet Mondial du Développement Durable à Johannesburg en 2002. Selon le rapport du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), les changements climatiques risquent de condamner des millions de personnes à la pauvreté. De 2000 à 2004, les catastrophes climatiques ont affecté 262 millions de personnes, dont 98% vivant dans les pays en développement.

Tout le monde s'accorde pour dire que le monde doit agir vite pour le climat.
Pourtant, aujourd’hui encore, les hommes politiques s'empressent d'aller voir de leurs propres yeux les glaciers fondre pour se convaincre de l'impact du réchauffement climatique… 

- Aller-retour au Groenland en septembre dernier pour Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables du gouvernement.
- Ban Ki-Moon, le Sécretaire Général des Nations Unies, en Antarctique en novembre dernier pour s'informer sur le réchauffement.

« Les plus sceptiques en reviennent, dit-on, convertis. Les autres plus convaincus encore qu'il est urgent d'agir. »

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Alors que les rencontres des Nations Unies sur le climat se préparent (du 3 au 14 décembre, à Bali/Indonésie),

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l'ONG Les Amis de la Terre vient de publier le rapport « La voix des populations affectées par le changement climatique ». Basé sur les témoignages de populations de 9 pays différents, il relate leurs expériences face aux impacts dévastateurs des changements climatiques.

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jeudi 29 novembre 2007

Le barrage des Trois Gorges "globalement bénéfique"...

barrage

Cette année, la Chine est devenue le 1er émetteur de CO2 au monde, en partie à cause de ses centrales électriques au charbon. En effet, la demande énergétique des Chinois ne cessent de croître, tirée par la forte croissance économique du pays qui avoisine 11%.
Pour diminuer l'impact environnemental de son approvisionnement en électricité, la Chine a lancé il y a 13 ans la construction du barrage hydroélectrique le plus gigantesque au monde (200 mètres de hauteur et 2 kilomètres de large) : le barrage des Trois Gorges sur le fleuve Yangtze, d'une capacité prévue de 22 500 MW en 2009 ; A titre de comparaison, la capacité moyenne d'une centrale nucléaire française est de 2 600 MW.

Ce qui est une bonne chose, me direz-vous, puisque l
'énergie hydroélectrique est une énergie renouvelable. Certes, mais…

Bien qu'il fasse la fiert
é de beaucoup de Chinois et de touristes, ce barrage pharaonique construit sur une zone géologique à risques ne provoque pas le même enthousiasme pour les habitants du site, qui le voient plutôt d'un autre oeil
A une dizaine de kilom
ètres du barrage, des secousses qui ont commencé lorsque le barrage est entré en opération font trembler les modestes maisons en béton des habitants de Maoping, provoquant des lézardes du sol au plafond. Et les habitants du site vivent aussi dans la peur des risques de glissements de terrain. Ce sont en partie des personnes qui avaient déjà été relogées dans les années 90 après avoir dû quitter les zones englouties. La plupart veut partir, mais ils n'en ont pas les moyens, et les autorités font la sourde oreille.
Pourtant, cette semaine encore, le gouvernement Chinois a minimisé les risques écologiques entraînés par le barrage, affirmant que les bénéfices étaient supérieurs aux désavantages.
"Globalement, en ce qui concerne l'impact sur l'environnement du projet des Trois Gorges, les bénéfices dépassent les conséquences négatives", a affirmé Wang Xiaofeng, l'un des responsables de la construction.
M. Wang a souligné que le barrage permettait d'économiser l'équivalent de 50 millions de tonnes de charbon et d'éviter l'émission de 100 millions de tonnes de CO2, en produisant une électricité "propre", pour le sud, l'est et le centre du pays.
Les bénéfices concernent également le contrôle des inondations, a-t-il dit.

Source : Dan MARTIN SANDOUPING (Chine) (AFP)- Jeudi 29 novembre

"Globalement bénéfique"... pourtant, au final, ce sont 1,4 million de personnes qui ont été déplacées pour laisser place au barrage (116 villages ont disparu, parfois avec des chefs-d'oeuvre de l'histoire de la Chine), et on estime que 4 millions de personnes supplémentaires devront être relogées par mesure de "sécurité écologique" au cours des 10 ou 15 ans à venir
Proportionnellement
à la population de la France, ce seraient environ 250 000 personnes, soit la ville entière de Nantes ! Faut-il “sacrifier des gens du peuple au nom de l'environnement ? C'est pourtant ce qui est en train de se passer en Chine alors que le président Hu Jintao ne cesse de prôner l’harmonie sociale du pays et depuis peu un développement durable. Est-ce cela le développement durable à la chinoise ? Où l’individu lambda ne pèse pas bien lourd face au “bien global du peuple.
Il s'av
ère aujourd'hui que même d'un point de vue environnemental, les dommages collatéraux du barrage sont très lourds : sédimentation, érosion des sols d' une perte de terres agricoles et des risques accrus de glissements de terrain, multiplication anormale des mauvaises herbes aquatiques et des algues, importants changements dans la faune et la flore, etc. Pourtant, en 1994, un rapport officiel avait montré que "les aspects négatifs de la réalisation outrepassaient les aspects positifs" sur le plan écologique… Pékin aurait dû écouter l'avis de ses experts.

Espérons que les prochains projets “vertschinois seront mieux étudiés en amont pour permettre un réel développement durable et que la voix des experts sera prise en compte : ex. la plus grande centrale solaire au monde prévue dans la ville de Dunhuang, dans le Gansu (nord-ouest de la Chine), d'une capacité de 100 MW planifiée pour 2011.

gansu

Il en va également de la responsabilité des pays industrialisés qui doivent aider la Chine à développer des technologies plus propres, et au rendement energétique plus efficace.
Ex. transfert de technologie par le biais des MDP (M
écanisme pour un Développement Propre) dans le cadre du Protocole de Kyoto visant à limiter les émissions de gaz à effet (GES). Les pays industrialisés ayant ratifié le Protocole ont des obligations de réductions de leurs émissions de GES, et le Protocole leur alloue un quota annuel d’émissions.
Les pays ou entreprises ratificateurs ont aussi la possibilit
é d'investir dans un projet de réduction des émissions de GES dans un pays en développement en échange de quoi on leur distribuera un volume équivalent d’Unités de Réductions d’Emissions Certifiées qu’ils pourront, soit revendre sur le marché international de droits d’émission, soit déduire de leurs obligations internationales de réduction.

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dimanche 25 novembre 2007

Le coût écologique de la grève

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L’impact environnemental de la grève SNCF et RATP contre la réforme des régimes spéciaux coûte cher à la planète.

On estime à 160 000 tonnes les émissions de CO2 supplémentaires des usagers qui ont dû remplacer leur moyen de locomotion habituel par la voiture, soit l’équivalent des émissions de 62 500 Allers-Retours en avion Paris-New York !
Ce bilan a
été calculé par un ingénieur ayant participé à l’élaboration de la méthode Bilan Carbone de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), qui permet de comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre de toute organisation : entreprises industrielles ou tertiaires, administrations, collectivités, territoire.

Oyez, oyez ! braves grévistes ! Faites du développement durable, pas la grève ! Ou alors faites une grève neutre en carbone. A raison de 50 000 grévistes environ, chaque gréviste a contribué à une émission de 3,2 tonnes de CO2. Alors que le niveau maximal d'émission que la terre peut supporter pour stopper l'accroissement de l'effet de serre est de 1,8 tonne EqCO2 par personne par an...

Pour les grévistes qui ont des remords après-coup, il reste une solution : la compensation du CO2, en finançant des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre : économies d’énergie, énergies renouvelables, reforestation, etc. (Action Carbone, Climat Mundi).

Et quid de l'impact socio-économique ?
"probablement gigantesque", un "séisme" selon les termes de la présidente du Medef (Mouvement des Entreprises de France), Laurence Parisot : rendez-vous clients manqués, opportunités d'affaires qui disparaissent, perte de chiffre d'affaires des entreprises, commerçants, etc. La ministre de l'Economie l'a estimé entre "300 et 400 millions d'euros par jour", l'Insee de l'ordre de 0,1 point de PIB.

Si l'on se r
éfère donc aux 3 piliers : économie, social et environnement, la grève n'est décidément pas très "développement durable"...

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vendredi 23 novembre 2007

Le monde selon Plantu

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Jusqu’au 4 décembre, Montreuil accueille l’exposition “Plantu croque la planète!” au pôle d’information et de citoyenneté. Une série d’illustrations sur le thème du développement durable vu par le célèbre dessinateur du journal Le Monde. Un point de vue sans concession sur l’avenir de la planète… 

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plantu2

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Posté par chazebro à 22:58 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 novembre 2007

La face cachée du prêt-à-porter "made in mondialisation"

gap_logo« Inspiré par le passé, mais en nous tournant vers le futur.
5 mots ont toujours reflété les valeurs de notre marque : Casual. Cool. Clean. Classic. Confident.

Gap, c'est la marque de vêtements premium casual cool issue de l'atmosphère cool et ouverte de San Francisco. inspiré de la façon dont on vit. »

Le Groupe Gap publie un rapport de Responsabilité Sociale ("Social Responsibility") sur son site Internet.

gap_socresp

"Gap Inc.'s commitment to doing business in a socially responsible manner is a fundamental part of who we are, especially for our employees and our customers."
Glenn Murphy, Chairman and CEO of Gap Inc.

Tout semble aller pour le mieux dans la meilleure des modes.
Pourtant de l'autre coté du miroir,
les victimes de la mode ne sont pas celles que l'on croit

Comme la plupart des grandes marques de prêt-à-porter, Gap fait fabriquer la majeure partie de sa production de vêtements en Asie. Or le 28 octobre Gap s'est fait épinglé par le journal hebdomadaire britannique The Observer. Le journaliste Dan McDougall, envoyé spécial à New Delhi, a fait paraître une enquête dénonçant les conditions de travail déplorables de mineurs dans une dizaine d’ateliers textiles à New Delhi qui fabriquaient des chemises pour la marque.
Indian 'slave' children found making low-cost clothes destined for Gap
Une vingtaine d'enfants auraient imm
édiatement été secourus par les autorités et ONG locales. Et Gap a aussitôt fait retirer les vêtements concernés de son réseau de distribution et a dû renoncer à vendre sa dernière collection de vêtements pour enfants. Comment en est-on arrivé là?

Bien que Gap ait imposé à ses fournisseurs un code de conduite afin de mettre fin à ces pratiques, il semblerait que le fournisseur mis en cause ait dû faire appel à un sous-traitant non autorisé. Et d'une manière générale, la raison évoquée pour ce genre de recours illégal est bien souvent la nécessité de pouvoir suivre les cadences des commandes en flux tendus des clients…   

D'apres les ONG, 60 millions d'enfants travailleraient illégalement en Inde et selon les Nations unies, leur travail représenterait 20% du Produit Intérieur Brut local. Les enfants sont "recrutés" dans les villages pauvres et les parents reçoivent 20 à 30 euros en échange de quoi on leur promet que leurs enfants apprendront un métier en ville. Seulement, "Une fois qu'ils sont partis, les parents n'ont plus de nouvelles" confie Ramesh Gupta, le président de l'ONG La Marche mondiale contre le travail des enfants et les conditions de travail des enfants sont très dures (16 heures par jour, travail "gratuit" ou sous-payé, violences au travail, environnement sanitaire malsain, etc.).

Une fois de plus, voir article Un an sans « Made in China », on met en évidence les limites de la régulation de la mondialisation et les difficultés qu’ont les multinationales à faire suivre et contrôler la mise en place de leur code de conduite en matière de responsabilité éthique et sociale.
Durant ces dernières décennies, l'Inde et la Chine sont devenus les ateliers du monde (voir aussi China Blue), et on se rend bien compte qu'il est extrêmement difficile, à la fois pour les multinationales elles-mêmes mais aussi pour les cabinets d'audit et agences de notation, de faire des contrôles
réguliers et suffisants sur le terrain pour s'assurer à 100% du bon suivi de ces codes de conduite.
Il existe encore un décalage important entre ce que font savoir les multinationales et ce qu’elles savent réellement faire appliquer tout au long de leur chaîne d’approvisionnement.

Pour en revenir au prêt-à-porter, on parle aujourd'hui de mode éthique (ou mode solidaire), une mode tendance qui respecte l'environnement et l'être humain.
En octobre dernier a eu lieu l'Ethical Fashion Show 
à Paris pour promouvoir :

"Une mode qui prend en compte les normes édictées par l’Organisation Internationale du Travail : respect des droits fondamentaux en matière de salaires, de santé, de liberté syndicale.
• Une mode qui recycle, récupère et travaille en étroite collaboration avec les artisans.
• Une mode qui réinvestit une partie de ses bénéfices dans des projets communautaires (éducation, formation, logements, santé…).
• Une mode qui travaille les matières naturelles, traite et colore avec des ingrédients et des méthodes respectueux de l’environnement.
• Une mode qui a la volonté de parvenir à un juste rapport créativité/qualité/prix.
• Une mode qui respecte l’environnement et l’humain.
• Une mode qui travaille pour aujourd’hui et pour demain dans un objectif de développement durable, soit « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs."

mode_ethique

Posté par chazebro à 21:36 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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