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dimanche 9 septembre 2007

L'effondrement maya

maya

Des disparitions d'abeilles ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007 des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par les scientifiques.
Le phénomène d’effondrement de colonies d’abeilles a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l’épidémie s’est répandue de ruche en ruche, jusqu’à s’étendre à l’ensemble des Etats américains et du Canada, avant d’atteindre l’Europe et même Taïwan en avril 2007. En 2007, le taux de ruches abandonnées atteignant 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des USA auraient disparu rien que durant l'hiver 2006-2007.

Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles, subitement, ne rentrent pas dans leur ruche. Et l'absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome. On n’y découvre même pas les parasites habituels si prompts à réoccuper les ruches ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir.

Pour le moment, les causes de ce phénomène restent encore inexpliquées. Plusieurs hypothèses sont à l'étude :

- Des pesticides ont d'abord été suspectés, voire un désherbant ou un fongicide ayant un effet imprévu sur la capacité de l'abeille adulte à s'orienter.

- Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Mais cette hypothèse n'est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont a priori rares ou absents.

- Des virus, bactéries pourraient aussi en être la cause, ce que suggère l'aspect épidémique et brutal des foyers de Syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles. Un nouveau suspect, le Israeli Acute Paralysis Virus (IAPV), apparaît dans la longue liste des causes invoquées. L'hypothèse virale sort renforcée d'une étude génétique menée par l'équipe du professeur Diana Cox-Foster, du département d'entomologie de l'université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, publiée dans la revue Science du 6 septembre.

En tous cas, ce phénomène est alarmant d'un point de vue écologique car, rappellons-le, la disparition d'abeilles menace la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères (pommiers, cerisiers, oignons, concombres, coton, etc.) qui dépendent à 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation.

« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre » prédisait EinsteinUne caricature très proche de la réalité car c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal qui se trouverait déréglée. Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales…


Posté par chazebro à 10:52 - DEVELOPPEMENT DURABLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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