mardi 21 août 2007
Skywalk, passerelle au dessus du Grand Canyon
Skywalk, une passerelle de verre suspendue au dessus du grand canyon en Arizona...
Qu'en penserait Edward Abbey ?
Ce roman mythique, vendu à des millions d’exemplaires, est lu de nos jours comme l’une des bibles de l’écologie.
Révoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la "Machine". Un vétéran du Vietnam accroc à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molette - et de dynamite - nos héros écologistes vont devoir affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert.
Dénonciation cinglante du monde industriel moderne, hommage appuyé à la nature sauvage et hymne à la désobéissance civile, ce livre subversif à la verve tragi-comique sans égale est le grand roman épique de l'Ouest américain.
Edward
Abbey(1927-1989), auteur d'une vingtaine de livres, est sans conteste
le plus célèbre des écrivains de l'Ouest américain. Personnage
emblématique et contestataire, il fut l'un des premiers représentants
d'une prise de conscience écologique aux États-Unis. À sa mort, il
demanda à être enterré dans le désert. Aujourd'hui encore, personne ne
sait où se trouve sa tombe.
dimanche 19 août 2007
Bilan écologique des agrocarburants
Le 6 juillet 2007, avec l'article Les biocarburants, un remède durable ? qui faisait suite à un discours du président brésilien Lula plaidant pour les agrocarburants, nous avions déjà remis en question l'usage de cette source d'énergie alternative.
Nous avions finalement vu que le bilan social et écologique des agrocarburants n'étaient pas durablement profitable pour les hommes et la planète. (érosion des sols, pollution des nappes phréatiques à cause des engrais et pesticides, utilisation massive d’eau pour l’irrigation des cultures, destruction de forêts pour libérer des surfaces agricoles, conditions de travail déplorables de centaines de milliers de travailleurs migrants; et loin d'améliorer la situation économique des pays en voie de développement, la production d’agrocarburants conduit à une spécialisation sur des denrées alimentaires au cours aléatoire prenant la place des productions locales et ne permettant pas l'autosuffisance alimentaire des plus démunis)
Pour compléter le débat, une étude vient de paraître dans la revue Science sur le bilan écologique des agrocarburants.
Si l'on compare l'énergie dépensée pour produire les agrocarburants avec l'énergie qu'ils fournissent : le bilan est assez médiocre, voire négatif !
Et en comparant les émissions de CO2 économisées par les cultures d'agrocarburants et celles évitées par d'autres usages du sol (ex. conversion de cultures en forêts), les scientifiques ont également démontré qu'il vaudrait mieux faire pousser des arbres que cultiver des céréales destinées à faire rouler des automobiles. Par exemple, la culture du blé pour faire de l'éthanol permet d'éviter, par la substitution au pétrole, entre 0,2 et 0,6 tonne de gaz carbonique par hectare et par an. Alors que la conversion, aux Etats-Unis, de cultures en forêts de pins permet (par la croissance des arbres) d'économiser 3,2 tonnes de gaz carbonique par hectare et par an !
En conclusion, si l'on veut privilégier le bilan écologique, il serait mieux avisé de se concentrer sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des combustibles fossiles, de conserver les forêts et les savanes, et de restaurer les forêts naturelles et les prairies sur celles des terres qui ne sont pas nécessaires pour l'alimentation.
vendredi 17 août 2007
Là où vont nos pères
Là où vont nos pères est une BD muette, qui aborde le thème de l'émigration avec une profonde originalité. Le dessin de Shaun Tan est superbe.
L'histoire tient à la fois du récit fantastique, du conte initiatique et du livre d'histoire.
Un jour, un homme fait sa valise. Il quitte sa femme et sa fille, puis il s'en va. Il prend le train et embarque à bord d'un navire sur lequel il va traverser l'océan. Destination la terre promise, vers un pays inconnu. Cet homme est un émigrant. S'il laisse sa vie derrière lui, c'est parce qu'il espère en trouver une meilleure, ailleurs, loin de chez lui et loin des siens. Là-bas, dans ce pays nouveau et étrange où il doit réapprendre à vivre, il rencontrera d'autres gens, exilés comme lui, et comme lui perdus dans ce monde nouveau...
Shaun Tan, né en 1974, vit en Australie. Il est illustrateur et auteur indépendant. Il partage son activité professionnelle entre la réalisation de livres pour enfants et la collaboration avec des studios d'animation comme Pixar et Blue Sky. Il s'est vu décerner le prix du meilleur dessinateur au World Fantasy Awards de Montréal en 2001.
Site officiel de Shaun Tan.
mardi 14 août 2007
Le dilemme des kilomètres alimentaires
Est-il plus satisfaisant, d'un point de vue écologique, d'acheter des haricots verts bio venant d'Afrique à bord d'un avion émettant du CO2 plutôt que des produits locaux bourrés de pesticides ?
Le kilomètre alimentaire (Food Miles
en anglais) repose sur l'étude systémique d'un aliment depuis sa
fabrication jusqu'à l'arrivée chez le consommateur et prend en
considération toutes les activités dépendantes (énergies, transports , transformation,
distributions, etc.).
Pour simplifier, il s'agit de connaître combien de kilomètres contient mon assiette.
Les Anglo-saxons et quelques autres européens semblent s’intéresser de plus en plus au Food Miles et selon eux la solution se résume tout simplement à acheter local.
Un exemple très connu est l'étude par un laboratoire allemand, du kilomètre alimentaire d'un yaourt aux fruits prenant en compte les matières alimentaires, les matières nécessaires à la fabrication du pot, etc.
L'étude a démontré un total de 9115 km parcourus !
Mais le choix du consommateur soucieux d'éthique environnementale et sociale n'est pas si simple car il
existe un autre casse-tête : faut-il soutenir les agriculteurs locaux ou plutôt acheter des produits équitables provenant des pays du Sud ?
Boycotter ces derniers pour cause de kilomètre alimentaire élevé
reviendrait à ne pas encourager une politique de "trade, not aid" (du commerce, pas des aides), souvent mise en avant pour résoudre le problème de la pauvreté dans les pays en voie de développement.
Un reportage vient de paraître sur Courrier international. KENYA • Pas assez bio pour les Britanniques
L'agriculture bio fait vivre 150 000 agriculteurs au Kenya. Mais l'organisme de certification britannique, la Soil Association, menace de retirer son label à la filière. La raison ? Les produits kényans sont acheminés par avion et contribuent ainsi au réchauffement climatique. Si la Soil Association, qui étudie actuellement la question, décrète un embargo, total ou partiel, sur les importations de produits bio livrés par avion, la culture biologique au Kenya est pratiquement condamnée.

Or le
principe des kilomètres alimentaires a ses limites.
En effet, il ne prend pas en compte le type de transport pour calculer les émissions de CO2 correspondantes (un poid-lourd pollue 12 fois plus qu'un bateau, mais 100 fois moins qu'un avion) et il faut également les rapporter par unité de produit. Par exemple, une petite
quantité de produits transportée en automobile sur de courtes distances
pourrait avoir un impact écologique plus grand, par unité, qu'un
chargement complet transporté par camion sur une plus grande distance.
Nous devrions donc demander aux supermarchés, magasins et restaurants de nous fournir plus d’informations sur l’origine des aliments qu’ils vendent afin de savoir ce qui se passe exactement pour amener sa nourriture à son assiette. Et les consommateurs pourraient alors décider de ce qu’il est éthique d'acheter en connaissance de cause.
Ça pourrait donner ça :
Aujourd'hui les critères ne sont pas suffisants. Posez une question au poissonnier de votre supermarché sur la provenance et les conditions de pêche ou d'élevage de ses produits, la plupart du temps, il sera incapable de vous informer.
Un conseil donc, prenez le temps de faire vos courses, étudiez bien toutes les informations disponibles et faites votre choix ! A vous d'écolo-misez !
Pour en savoir plus sur les logos, labels et étiquettes, consulter le guide pratique de l'ADEME : acheter et consommer mieux
lundi 13 août 2007
Eoliennes : être ou ne pas être?
Les éoliennes ne sont pas les bienvenues sur les îles grecques, AFP - Lundi 13 août, 10h21.
"Nous ne voulons pas d'éoliennes qui dépassent 70 mètres de hauteur, nous ne sommes pas contre l'énergie verte mais il faut préserver le paysage de nos îles, qui est unique", rapporte Dimitris Baïlas, préfet des Cyclades (sud-est). La Grèce a approuvé depuis janvier plusieurs projets de parcs éoliens (principalement sur les îles des Cyclades très exposées aux vents) afin de réduire son déficit énergétique et d'augmenter sa production d'électricité "verte".
D'un coté, les autorités locales craignent que les éoliennes aient un impact négatif sur le paysage de leur île avec pour conséquence une baisse de la fréquentation touristique. Et certains élus parlent même de menace sur la biodiversité et sur l'économie, qui est basée sur l'élevage.
Mais, pour l'Autorité de réglementation de l'énergie (Are), il n'y a aucun risque pour l'environnement.
Tout le monde ne voit pas les choses du même oeil... Certains considèrent les éoliennes comme une pollution visuelle et pensent
qu’elles ne peuvent s’intégrer dans des sites non industriels. Alors
que d’autres estiment que ce sont des éléments architecturaux
esthétiques : des nouveaux paysages, tout comme, dans les siècles passés, les aqueducs, les viaducs ferroviaires, les phares ou les moulins à vent ont pu le faire.
De
toutes façons, les éoliennes ne sont pas seulement des objets que l'on
peut juger beaux ou laids. Leur rôle s'inscrit également dans la lutte contre le changement climatique en s'ajoutant aux solutions alternatives pour diminuer la consommation d’énergie fossile ce qui peut aussi influer sur la perception
qu'on en a. L'énergie éolienne est inépuisable et non polluante. Que demander de plus ?
Alors, les éoliennes, être ou ne pas être ?
Pour la fédération française Vent de Colère, c'est « Non à l'éolien industriel. Sans aucun effet sur les émissions de gaz à effet de serre, régulé obligatoirement par du thermique à flamme produisant des gaz à effet de serre, rackettant la collectivité, ne servant qu’à enrichir outrageusement les promoteurs privés, nuisible de façon multiple pour les riverains, destructeur du patrimoine paysager et du tourisme, dangereux, ne créant aucun emploi permanent, freinant la croissance, dégradant la balance des paiements, L’EOLIEN INDUSTRIEL FRANÇAIS EST UNE GIGANTESQUE ARNAQUE. ».
Bref, les avis divergent... en gros, tout le monde est pour l'énergie verte mais pas près de chez soi ! Et tous les arguments, pour ou contre, sont bons.
Problème cornélien... D'un coté, les écologistes veulent suspendre le projet du nouveau réacteur nucléaire (EPR) et de l'autre les autorités locales rejettent les projets de parcs éoliens pour cause de paysages gâchés...
Comment faire alors pour satisfaire la consommation énergétique et répondre à l'objectif européen de 21% de production d’électricité d’origine renouvelable en 2010?
Selon une nouvelle étude de la Commission, la croissance économique de l'UE s'accompagne d'une hausse de la consommation énergétique, malgré les efforts grandissants en matière d'efficacité énergétique pour réduire les émissions de CO2 liées au changement climatique.
Aujourd'hui, l'éolien ne représente que 0,05% de l’énergie mondiale alors qu'elle est l'énergie renouvelable la plus mature derrière l'hydraulique.
Une éolienne, selon le type (hauteur du mât, longueur des pales), développe une puissance d'environ 1 à 6 MW.
En France, 14% de l'électricité est déjà verte grâce à l'hydraulique. Par contre, la puissance éolienne reste encore très faible : 1,350 MW . Il en faudrait 17,000 MW de plus pour atteindre l'objectif européen de 21% de production d’électricité d’origine renouvelable en 2010, soit installer 4 éoliennes par jour ! On est donc loin du compte...
Une chose est sûre, l'énergie éolienne est une solution alternative incontournable si nous voulons nous sortir de la crise climatique et diminuer notre dépendance aux énergies fossiles (pétrole, gaz naturel ou charbon).
Elle n'est certes pas suffisante pour y contribuer massivement (énergie intermittente qui nécessite donc le recours à d'autres consommations électriques et à des stations de transfert d'énergie par pompage pour son stockage), mais on ne peut se permettre de la mettre de coté surtout si on veut diminuer la part du nucléaire pour des raisons de sécurité (risques d'accident nucléaire, gestion des déchets radioactifs).
Et honnêtement, d'un point de vue esthétique, entre une éolienne et une ligne haute tension...
Si vous souhaitez en savoir plus sur les éoliennes, vous pouvez aussi consulter Le guide pratique de l'ADEME.
Et si vous avez 1 h 5 mn devant vous, je vous conseille cette émission C Dans L'air: eoliennes, du vent?
dimanche 12 août 2007
Une arche de Noé végétale
Après l'arche de Noé congelée du zoo de San Diego en Californie, une arche de Noé végétale !
Scénario de science-fiction ? Lubie d’un éco-milliardaire ?
Non, c'est un programme scientifique conduit par le Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures (FFMDC) et financé par la Norvège : « Arctic Seed Vault ».
Une chambre forte cryogénique (protégée d’un mètre de béton armé) sera enfouie au beau milieu des glaciers de l’Arctique, à mille kilomètres du Pôle Nord, dans les îles norvégiennes de Svalbard.
Creusée dans la roche, sous la couche de pergélisol (permafrost en anglais), sous-sol gelé en permanence, et abri conçu pour résister aux catastrophes nucléaires et désastres naturels, cette banque mondiale contiendra jusqu'à 3 millions d'échantillons génétiques de graines congelées des principales cultures vivrières de la planète.
Les semences pourront être conservées plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'années selon les espèces !
La construction de cette « Arche de Noé » végétale a débuté en juin 2006 et son inauguration est prévue en mars 2008.
Mais l'histoire ne nous dit pas s'il existe également un Fonds fiduciaire mondial pour la diversité de l'espèce humaine et un projet similaire d'Arche de Noé humaine afin de préserver des survivants pour planter ces semences suite à une guerre nucléaire mondiale ;-)
mercredi 8 août 2007
Consommer moins, répartir mieux
Hérvé
Kempf est un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis
près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un
secteur d’information à part
entière, et a déniché nombre de dossiers sur le changement climatique,
le nucléaire, la biodiversité ou les OGM (La guerre secrète des OGM, paru en 2007 aux éditions Points).
Après avoir fondé Reporterre, il a travaillé à Courrier International, à La Recherche, et maintenant au Monde.
Dans cet essai, Hérvé
Kempf démontre comment la classe dirigeante entraîne la planète dans une crise sociale et écologique sans précédent. (les grands patrons des lobbies de l'industrie, de la politique, etc.)
La logique voudrait « Consommer moins, répartir mieux. » pour préserver durablement l'avenir des générations futures, pourtant ces patrons voyous continuent d'agir aveuglément et au mépris de la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes et de l'environnement.
Le journaliste n'apporte pas de solutions concrètes mais éclaire le lecteur sur les méfaits de « la secte mondiale des goinfres goulus » qui entraine l’espèce humaine dans une course effrénée à la consommation que la biosphère ne pourra plus supporter à hauteur de 9 milliards d'habitants en 2050 !
Imaginez ce qu'il resterait de la planète et de l'espèce humaine si les Chinois, les Africains et les Indiens avaient la même empreinte écologique qu'un Américain... il faudrait au moins 7 planètes pour subvenir à tous ces besoins !
James Lovelock, docteur catastrophe - Article publié le 11 Février 2006 Par Hervé Kempf - Source : LE MONDE
Extrait : La civilisation va disparaître en raison du réchauffement climatique. C'est un scientifique de très haut niveau qui le dit. Dans son dernier livre, « La Revanche de Gaia », il pourfend les illusions du développement durable. Vraiment, des milliards de gens vont mourir du fait du changement climatique ? » « Oui. Avec le réchauffement, la plus grande partie de la surface du globe va se transformer en désert. Les survivants se grouperont autour de l'Arctique. Mais la place manquera pour tout le monde, alors il y aura des guerres, des populaces déchaînées, des seigneurs de la guerre. Ce n'est pas la Terre qui est menacée, mais la civilisation.
L'urgence selon Hérvé
Kempf ? Pour réduire la pauvreté, abaisser les riches. Il faut juste diviser leur fortune par cent ou par mille, et instaurer un indispensable RMA (revenu maximal admissible) et répartir mieux (services collectifs, couverture maladie, etc.). En 2005, le nombre des hyper-riches s'élevait à 793 milliardaires et ces 793 individus possèdaient ensemble 2600 milliards de dollars. Une somme qui équivaut à la totalité de la dette extérieure de tous les pays en développement !
lundi 6 août 2007
Le parfum d'Adam
Le parfum d'Adam est un thriller captivant sur l'écoterrorisme.
Au niveau mondial, l'écologie profonde (ou radicale, deep ecology) constitue selon le FBI
la deuxième source de terrorisme après l'extrémisme religieux. L'écologie profonde considère l'Homme comme faisant partie de l'écosphère au même rang que les végétaux et les autres espèces animales. Ce courant écologiste propose le développement de l'environnement avant le développement de l'humain.
Sauf qu'à l'option pacifique, certaines organisations écologiques extrémistes préfèrent changer les mentalités et combattre l'anthropocentrisme par des actes écoterroristes. (incendies dans de nouveaux projets immobiliers afin de militer contre l'étalement urbain, attaques contre des laboratoires de recherche sur les animaux, libérations d'animaux dans des fermes, etc.)
Développé dans un premier temps au Royaume-Uni dans les années 1970, puis aux États unis dans les années 1980, on voit ce type d'actions violentes se répandre dans le reste des nations Occidentales et en Russie depuis le début des années 2000.
En 2004, le FBI estimait que l'Animal Liberation Front (ALF) et l'Earth Liberation Front (ELF), les deux principales organisations écologiques terroristes, avaient commis plus de 1100 actes criminels aux États Unis, entrainant des dégats estimés à plus de 110 millions de dollars depuis 1976.
A
travers cette fiction, Jean-Christophe Rufin nous dévoile les
paradoxes de la pensée écologique et va jusqu'au bout de sa
logique : une forme d'écoterrorisme qui base ses fondements sur la thèse de l'économiste Thomas Malthus (1766-1834) poussée à l'extrême... Malthus qui plaidait pour une politique active de contrôle de la population et voyait dans les disettes et les épidémies le mécanisme naturel qui régule la population et, en la réduisant, l'adapte aux "subsistances", c'est-à-dire aux ressources disponibles.
Résumé du roman :
Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier.
vendredi 3 août 2007
Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera
Cet essai de José Frèches pourrait aussi s'intituler : « La joie de vivre des Chinois malgré leurs conditions de vie exécrables pour un Occidental ».
Comment est-ce possible ? Et surtout, combien de temps encore...
Apres avoir vécu 4 ans en Chine, je me suis souvent posé la question : mais comment font les Chinois pour supporter ces conditions de vie ?
Je pensais alors à la très forte densité de population, à leur espace vital restreint, au bruit omniprésent (circulation, chantiers de construction jour et nuit), à la pollution, au manque de nature et d’espaces verts, à la politique imposée de l’enfant unique, à l'absence d’acquis sociaux, au nombre très limité de congés par an, aux temps de travail quasiment double par rapport à chez nous, etc.
Au fur et à mesure de mon séjour en Chine, des bribes de scènes de vie m’ont permis de mieux comprendre et m’ont surtout fait relativiser ma vision occidentale de la joie de vivre par rapport à la quête du bonheur et de la paix intérieure telle que la pratiquent les Chinois depuis des millénaires.
Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera est justement un essai pour mieux comprendre les origines de la quête du « bonheur selon les Chinois » en suivant la voie du Tao et celle du Yin et du Yang.
Un essai simple et clair sur les mutations profondes qui touchent actuellement la Chine devenue hyper-capitaliste et consumériste «Je dépense, donc je suis.» et leurs possibles conséquences sur le reste du monde.
































